Depuis quelques années sont apparus des acronymes un peu barbares du nom de FOMO (Fear Of Missing Out) et JOMO (Joy Of Missing Out). Vous concernent-ils ? On vous explique tout.

Dire que les réseaux sociaux ont pris une part capitale dans nos vies, c’est un peu comme dire qu’il pleut tout le temps en Bretagne. Tout le monde le sait, mais ça fait mal de se l’avouer (surtout pour les bretons). De cette nouvelle forme d’interagir a découlé un phénomène : la peur de manquer quelque chose sur les réseaux sociaux (Fear Of Missing Out ou FOMO en anglais). En parallèle, l’inverse existe aussi : ceux qui ont plaisir à manquer quelque chose (Joy Of Missing Out ou JOMO en anglais).

Le FOMO ou la peur d’être « has-been »

Ce syndrome qui n’est pas encore reconnu comme une maladie révèle d’une dépendance accrue aux réseaux sociaux et à internet. Il a été popularisé par l’expert en marketing Dan Herman au début des années 2000 et s’explique par la peur de ne pas être au courant du dernier sujet de conversation à la mode, de passer à côté d’un « meme » hilarant sur les réseaux sociaux et de ne pas faire partie de tout ce monde qui délire en permanence sur la toile.

En somme, il résulte d’une peur de ne pas être à la page et de se sentir exclu ou à la marge. Avoir un train de retard peu être vu de façon péjorative pour les personnes qui baignent dans Twitter, Instagram et autre Facebook. Pour beaucoup, les « Qu’est-ce qui est jaune et qui attend ? », les différents challenges qui ont déjà pour la plupart été oubliés (ice bucket, harlem shake, mannequin challenge), ou les vidéos virales (dont voici la dernière en date sur Twitter) sont un must. Mais pour les autres cela est incompréhensible. C’est la culture de l’instant sur les réseaux, le bonheur trouvé dans le fait d’être à jour et d’appartenir à une communauté spéciale qui se comprend.

Du plaisir à déconnecter

À contre-courant de ce phénomène, il existe le JOMO, soit la joie d’accepter de ne pas être capable de suivre tout ce qu’il se passe mais également à de profiter réellement de la vie en se déconnectant et en s’éloignant volontairement (mais très souvent trop temporairement) d’internet.

Cette distance prise avec le monde virtuelle permet de ne pas céder à toutes ces pseudos obligations qu’on se met comme ces différents tutos qu’il faut regarder, ces to-do lists qu’il faut terminer où ces watch-lists qu’il faut compléter, même si on passe plus de temps à ajouter des choses à regarder qu’à réellement les visionner.

De plus en plus de personnes se déconnectent d’internet et se sentent mieux, comme si cette bulle virtuelle nous oppressait et nous suçait tout notre temps. Il a même été prouvé que s’éloigner des réseaux sociaux permettaient d’augmenter sa concentration. Internet étant de toute manière bien trop vaste, il faut se rendre compte qu’il est impossible de suivre à la perfection tous les phénomènes et tous les running gags.

DCAMO, kesako

De manière globale, ces deux termes peuvent s’élargir hors réseaux sociaux et se retrouver dans la vie. Le plaisir de savoir que sa réunion est annulée ou de ne pas participer à une soirée peu intéressante ravi de plus en plus de personnes. D’ailleurs, un nouveau terme est arrivé le DCAMO (Don’t Care About Missing Out) qui concerne les personnes qui n’ont aucune importance à manquer quelque chose.

Celles qui vivent dans vivent dans l’indifférence vis-à-vis des évènements qui les concernent pas, qui s’en contentent. Difficile de savoir si qui des FOMO ou des JOMO vivent le mieux mais une chose est sûre, ces deux expressions sont très loin des séniors, puisque selon une étude récente, plus d’un quart d’entre eux n’utilise pas internet.

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